Scout Saint Maron

Eclaireur Guide

1. Introduction

Le scoutisme est une méthode d’éducation chrétienne et civique des jeunes par le respect de la Loi Scoute et Guide, l’emploi du Système de Patrouille, la pratique du jeu et de la vie dans la nature.

Cette Loi Scoute définit le scout comme étant fidèle à sa parole, pur, loyal, obéissant, fraternel, courtois et chevaleresque, aimant la nature l’œuvre de Dieu, aimant son prochain et toujours prêt à le servir. Elle est le pilier de la méthode et le jeune s’engage à en faire ses balises de vie librement par une promesse personnelle.

Le jeu et la vie dans la nature sont essentiels au scoutisme. Le jeu est l’activité instinctive des jeunes. Exercé en plein air, il améliore la santé, enseigne la discipline et l’esprit d’équipe. C’est dans la nature, au camp, que la vie scoute trouve sa plénitude.

Les principes et méthodes du scoutisme tendent vers cinq buts définis par Baden-Powell: santé, caractère, service, habileté technique, sens de Dieu.

Depuis quelques années, une nouvelle branche à fait son apparition, les castors (6-8 ans), qui dans une même optique prépare le jeune à devenir louveteau ou jeannette.

2. Le salut scout et guide

Les scouts et les guides à travers le monde possèdent un salut qui leur est propre. Le salut se fait de la main droite en levant les trois doigts du milieu et en repliant le pouce sur l’auriculaire.

Les trois doigts ainsi levés rappellent la triple promesse prononcée lors de l’engagement scout et guide.

1. Servir de mon mieux Dieu, l’Église, ma patrie.
2. Aider mon prochain en toutes circonstances.
3. Observer la loi scoute et guide.

Ils symbolisent également les trois vertus:
– franchise
– dévouement
– pureté

Le pouce déposé sur l’auriculaire signifie que le fort protège le petit ou le faible.

Le jeune, provenant d’une unité cadette, qui monte à la troupe pourra saluer les autres avec le salut qui leur est propre si il ou elle a prononcé sa promesse à la meute, la clairière ou la ronde.

Baden Powell disait que:

«Un salut n’est qu’un signe entre hommes de qualité. C’est un privilège de pouvoir saluer un autre homme.

Jadis les hommes libres portaient des armes et, quand ils se rencontraient, chacun levait sa main droite pour faire voir qu’elle ne tenait pas d’armes et qu’ils se rencontraient en amis. De même quand un homme armé rencontrait une dame ou une personne sans défense.»

«Aujourd’hui on n’est plus armé, mais ceux et celles qui auraient eu jadis le droit de l’être, c’est-à-dire tous ceux qui vivent de leur avoir ou gagnent leur vie, continuent de saluer comme on le faisait jadis, en portant la main à leur couvre-chef ou en l’ôtant.»

«Saluer, c’est montrer qu’on est un homme courtois et qui ne veut pas de mal à autrui.»

Certaines troupes ont des traditions. Les aspirants qui ne sont pas arrivés d’une unité cadette, tendent la main gauche ne se donnant qu’une poignée de main, tandis qu’il porte la paume de la main droite au cœur.

Le salut scout et guide est un signe d’honneur, il se doit d’être franc et droit. L’image de gauche démontre ce que ne doit pas être un salut scout et guide.

 

3. La poignée de main scoute et guide

C’est l’usage courant établi depuis presque les débuts du scoutisme que les scouts et guides du monde entier, quelle que soit leur affiliation, se serrent la main gauche lorsqu’ils se rencontrent. Pourquoi agissent-ils ainsi? Parce que cette poignée de main est l’expression d’une amitié sincère qui vient du cœur, et que la main gauche est située du côté du cœur.

Le petit-fils d’un chef Achanti, qui avait combattu contre Baden-Powell, raconta cette histoire sur l’origine de la poignée de main scoute et guide avec la main gauche.

Quand le chef s’est rendu à Baden Powell, ce dernier lui tendit la main droite en signe d’amitié. Le chef insista toutefois pour lui serrer la main gauche en expliquant que «les plus braves serrent la main avec leur main gauche. Ce faisant, ils sont obligés d’abandonner leur bouclier qui est leur grande protection.

4. La promesse scoute et guide

La promesse est un instrument inaltérable de la pédagogie scoute et guide. Elle s’exprime par un engagement volontaire et prononcé devant ses frères. Par cet engagement, le jeune choisit librement un chemin, une piste pour réussir sa vie. Il choisit également une façon de vivre selon un idéal, un style, un esprit.

Par cet engagement le jeune fait aussi des cinq buts du scoutisme les cinq buts de sa vie. C’est à lui de faire grandir cet engagement dans son cœur et de le faire transparaître dans tous ces actes.

Par la promesse, le jeune s’engage à servir. Cet engagement est pris sur l’honneur personnel du jeune mais engage également la communauté scoute et guide à supporter ce nouveau venu qu’elle accueille.

Texte de la promesse scoute

Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux : Dieu, l’Église, ma Patrie, à aider mon prochain en toutes circonstances, à observer la Loi scoute.

Texte de la promesse guide

Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage à servir de mon mieux Dieu, l’Église, ma Patrie, à aider mon prochain en toutes circonstances, à observer la Loi guide.

5. La devise scout et guide

C’est une très belle devise que celle des Éclaireurs et de Guides. Cette devise vient même du nom de Baden Powell. En effet, de ses initiales, il en fit sa devise: “Be Prepared” Sois Prêt. Voyons ce qu’en dit Baden Powell.

“Cela signifie que vous devez avoir l’esprit et le corps toujours en état de faire votre devoir. Prêts pour ce qui est de l’esprit: parce que vous vous serez donner à vous même la discipline qui permet d’obéir à n’importe quel ordre, et aussi parce que vous aurez d’avance pensé à tous les accidents et à toutes les situations qui peuvent se présenter; ainsi vous saurez au moment voulu ce qu’il y a à faire et vous serez disposés à le faire. Prêts, pour ce qui est du corps, parce que vous vous serez rendu forts, actifs, capable de faire au bon moment l’action qu’il faut faire et que vous la ferez.”
Baden Powell

Cette devise exige plusieurs qualités de ta part. Regardons-les ensemble:

Le sens des autres: L’éclaireur et la guide sont prêts à vivre l’Aventure mais ils sont aussi prêts à dépanner, à aider, à secourir à la première occasion ceux qui sont dans le besoin.

La compétence: On ne donne pas ce que l’on n’a pas. On ne va pas loin avec la seule bonne volonté. Un éclaireur ou une guide sans compétence, sans technique… ça ne cadre pas trop avec la devise!

L’observation suivie du réflexe: Pour mettre sa compétence au service des autres, il faut apprendre à découvrir ce dont les autres ont besoin et puis spontanément, foncer…

Tu vois qu’être Prêt, ce n’est pas dans l’immobilisme ou dans l’inaction. Tu dois être Prêt dans les circonstances de tous les jours.

6. La Cour d’honneur

La Cour d’honneur n’a rien d’un tribunal ou d’une cour martiale. Son rôle est éducatif. La CDH doit développer le sens de l’honneur des guides et des scouts. Ne se sont-ils pas engagés sur leur honneur.

Historique

À l’origine, la Cour d’honneur avait été instituée comme tribunal qui décidait des pénalités à infliger, des récompenses à donner et qui s’occupait de toutes les questions du fonctionnement de la troupe. Elle connut une forte utilité au cours de la Première Guerre Mondiale alors que les chefs d’unités se battaient sous les drapeaux. À coté de la Cour d’honneur les premiers scouts mestres ont trouvé utile, d’avoir un Conseil de Troupe pour régler les affaires courantes. Aujourd’hui le Conseil de troupe porte le nom de Conseil des Chefs et la Cour d’honneur est consacrée à maintenir l’Honneur scout et guide.

Thermomètre

La Cour d’honneur de réunit régulièrement pour prendre la «température guide ou scout» de la troupe. À L’aide de grilles et de tableaux on évalue les composantes du fonctionnement de la troupe, des patrouilles, de l’esprit scout et guide, du respect de la loi.

On étudie ainsi toutes les questions pouvant concerner de près ou de loin l’honneur de la troupe, du guidisme ou du scoutisme tout entier.

On examine les cas de négligence prolongée ou de manquement à l’honneur et on décide ensemble des recommandations ou des sanctions à appliquer.

Rôle et fonctions

C’est également à la Cour d’honneur qu’on nomme les CP et les SP. On y admet les aspirants qui se sont consciencieusement préparé à prononcer leur promesse, ou on retarde leur engagement.

On décide de remettre ou non les badges de 2e et de 1re classe, en évaluant l’application en période de préparation, la façon dont les épreuves ont été passées, l’esprit scout et guide qui s’en dégage.

On reconnaît les spécialisations de certains scouts et certaines guides, et on décide de leur remettre ou non les brevets reconnaissants leurs compétences.

 

Composition de la Cour d’honneur

La Cour d’honneur se compose du chef de troupe, du conseiller religieux, des assistants, des chefs de patrouille, des seconds de patrouille et des scouts de première classe. Les témoins sont admis sur demande, mais n’assistent pas aux délibérations.

Rôles des membres de la Cour d’honneur
– Le chef de troupe (ou la cheftaine) préside la Cour d’honneur, il dirige les débats, conseil et possède un droit de veto sur toutes les décisions de la Cour d’honneur.
– Les assistants agissent comme conseillers auprès du chef.
– Les CP, SP et scout de 1re Classe participent à la Cour d’honneur, s’informent des motifs qui ont amenés le mis en cause à la CDH. Ils délibèrent et votent sur des moyens suggérés pour aider la mise en cause.
– Le secrétaire (généralement un assistant), enregistre les raisons qui ont amené la mise en cause devant la CDH ainsi que les recommandations et les décisions qui sont prises suite aux délibérations.

 

7. La Bonne Action Quotidienne

Baden Powell a fait du scoutisme un mouvement d’éducation pour faire des jeunes les adultes de demain. Il a bâti le mouvement en fonction du service que l’homme et la femme peuvent rendre à leur communauté. Cet esprit de service, on le retrouve dans toutes les branches du mouvement.

À la meute, la ronde ou la clairière

Dès son entrée à l’unité le jeune de 9 à 11 ans se doit de faire chaque jour un plaisir à quelqu’un. Ce plaisir doit être gratuit et venir du cœur. Baden Powell dit en parlant de ce plaisir : «N’acceptez jamais de récompense pour avoir rendu un service. (…) Si vous acceptez de l’argent, ce n’est pas un service que vous avez rendu, c’est du travail qu’on vous a payé; voilà tout.»

À la troupe

À la troupe la B.A. devient un moyen pour créer le réflexe d’aller aider les autres. Une B.A n’est pas un geste anodin, c’est un geste qui vient en aide à quelqu’un, qui le tire d’embarras, qui doit l’aider, lui procurer de la joie. C’est un service spontané.

La B.A. est aussi considérée comme étant un bon tour, une surprise. Il faut donc avoir l’œil ouvert, apprendre à découvrir les besoins des autres, y répondre avec délicatesse et amour.

Au clan

C’est le service qui prime. On se prépare et on s’engage dans un service permanent à l’intérieur de la communauté.

7. Progression

Les Éclaireurs ont quatre niveaux de progression, appelés labels, soient :

  • Brousse (intégration)
  • Piste (participation)
  • Sentier (partage)
  • Route (service)

Les Éclaireurs peuvent aussi obtenir sept brevets de compétence, appelés repères :

  • Plein air
  • Expression
  • Sécurité
  • Orientation
  • Nature
  • Sport
  • Technique

Les guides ont quatre niveaux de progression, soient :

  • Enquête (intégration)
  • Plume d’argent (participation)
  • Plume d’or (responsabilité)
  • Scoop (service)

Les guides peuvent aussi obtenir cinq brevets de compétence, appelés rubriques :

  • Nature et environnement
  • Art et communication
  • Santé et sport
  • Science et technique
  • Touche-à-tout

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