Scout Saint Maron

Castors

1. Les Castors

Les castors sont une unité qui regroupe filles et garçons de 7 à 9 ans. Ceux-ci sont divisés en huttes. Il s’agit de la cellule de base la colonie. Elle est constituée idéalement de cinq à six enfants, rassemblés selon leurs affinités.

Le nom de hutte : Un des moyens de créer l’enthousiasme collectif et la coopération est de donner un nom à sa hutte.

Trois procédés sont suggérés pour trouver les noms des huttes:

  • Des que les huttes sont définitivement formées, les enfants sont invites à leur donner les noms qu’ils désirent.
  • L’équipe d’animation suggère une catégorie (noms d’animaux, noms de fleurs, noms d’arbres, phénomènes de la nature, qualités du castor, couleurs, etc.) et les enfants choisissent les noms des huttes à l’intérieur de cette catégorie.
  • La colonie possède déjà des noms de huttes que l’équipe d’animation présente aux enfants en début d’année. Les enfants choisissent le même nom, on peut faire un jeu de hasard (qui détermine une priorité) ou un tirage au sort.
  • Finalement, ceux-ci peuvent établir un drapeau qui représente leur hutte.

2. La Loi des Castors

Les castors ont une loi, qui s’inspire de la loi scoute et qui propose des valeurs facilement compréhensibles par des enfants de sept et huit ans. Cette loi se formule comme suit :

1. Le castor joue avec et comme les autre:

Le castor joue… Le jeu est un moyen privilégie du scoutisme. A la colonie, c’est même l’activité prédominante : c’est par le jeu que le castor va apprendre et va progresser. Jouer est également une action ; or, les valeurs proposées par la loi scoute ne sauraient être vécues sans action. Il est important que les castors découvrent l’importance d’agir pour vivre des valeurs. Enfin, le jeu permet de mettre en relief plusieurs valeurs préconisées par la loi scoute, notamment la confiance (Le scout mérite et fait confiance), le plaisir (Le scout répand la joie) et la maîtrise de soi (Le scout est maître de lui-même).

Le castor joue avec les autres… L’un des objectifs majeurs de la vie à la colonie est la socialisation de l’enfant. L’intégration de chacun est une condition essentielle de cohésion et d’apprentissage. “Les autres” sont par ailleurs une dimension majeure du scoutisme : l’un des buts du scoutisme est en effet le sens des autres et au moins deux articles de la loi scoute mentionnent clairement l’importance des autres : Le scout est le frère de tous, Le scout fait équipe.

Le castor joue comme les autres. L’acceptation et le respect des règles du jeu conditionnent la réussite et le plaisir de tous. “Comme les autres” ne signifie pas cependant que tous les castors doivent avoir le même comportement et viser à se ressembler tous ; au contraire, les différences constitueront un atout pour la vie collective. Il faut apprendre à reconnaître et à respecter les différences dans un souci de justice et de partage. La loi scoute le rappelle avec les articles suivants : Le scout combat pour la justice, Le scout partage avec tous.

En résumé, la loi des castors fait principalement référence aux valeurs suivantes : action, confiance, joie, maîtrise de soi, sens des autres, partage, égalité, justice, respect des différences.

2. La B.A.:

L’un des buts du scoutisme est d’inculquer l’esprit de service aux jeunes. A un âge où l’enfant est très centré sur ses besoins immédiats et où il est en droit d’attendre beaucoup des adultes qui l’entourent plutôt que de donner. Il n’est pas facile de développer un tel esprit. BADEN POWELL croyait pour sa part que l’enfant pouvait prendre très jeune l’habitude du service. C’est pourquoi il a imaginé un truc, la B.A. ou bonne action quotidienne.

La B.A. se définit comme un acte spontané, gratuit et utile. Spontané signifie que l’initiative vient de l’enfant et qu’aucune contrainte ne s’exerce sur lui. Gratuit signifie que le service n’est jamais fait en vue d’obtenir une récompense. Utile signifie que le service est réellement utile à quelqu’un, même si cette utilité n’est pas très grande et que l’intention est peut-être plus louable que le résultat.

3. La minute castor

La minute castor désigne un moment particulier, généralement en début de réunion, qui permet à tous les membres de la colonie, castors et animateurs, de s’exprimer librement et spontanément sur ce qu’ils ont vécu chacun de son côté. L’expression “minute castor” fait allusion au court laps de temps accorde à chacun pour s’exprimer.

Pour favoriser la communication et l’expression spontanée des enfants, l’équipe d’animation doit veiller à ce que chacun soit confortable (position assise) et que le climat soit serein. Il doit quand même y avoir de l’ordre et de la discipline (on parle à son tour, on ne parle pas en même temps qu’un autre, on écoute les autres). Nul ne doit être forcé à parler s’il ne le demandera pas.

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